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Malaise à Bruxelles II : nouvelles fresques érotiques

Fin 2017, une nouvelle fresque est apparue rue de Witte de Haelen, son auteur est toujours inconnu. Il s’agit encore d’une scène de masturbation féminine, un sujet qui semble inspirer !

Bruxelles prouve sa liberté d’expression et son insoumission avec ces nouvelles fresques urbaines érotiques et décalées.

On connaissait les fresques de l’artiste belge Bonom, Vincent Glowinski, comme Porte de Hal, où un vieil homme nu est représenté sur un haut mur, une main sur son sexe. Place Stéphanie, une femme se donne du plaisir aux yeux des passants amusés, choqués ou déconcertés.

L’artiste anime la ville – qui le tolère – et se joue des mœurs avec une certaine poésie. Il suscite le débat, les consternations, les avis violents et partagés. Mais les œuvres érotiques et XXL bruxelloises ne s’arrêtent pas là.

Fin 2017, une nouvelle fresque est apparue rue de Witte de Haelen, son auteur est toujours inconnu. Il s’agit encore d’une scène de masturbation féminine, un sujet qui semble inspirer ! Karine Lalieux, en charge de la culture bruxelloise a fait savoir que le dessin ne serait pas effacé.

Il est certain qu’en plus de susciter l’intérêt au-delà des frontières belges, l’œuvre permet d’agrandir les parcours street art de la ville.

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Fin 2017, une nouvelle fresque est apparue rue de Witte de Haelen, Bruxelles ©Streep.fr

Début 2017, Porte de Flandre, un mur vertical de la ville apportait déjà une belle promenade aux visiteurs. En effet, un homme représenté couteau à la main, semble par son geste, vouloir tuer un de ses semblables dont il tient fermement la gorge. Violence gratuite ? Il s’agirait plutôt d’un épisode biblique, Abraham et le sacrifice de son fils Isaac. Une troisième main arrête le geste, celle de Dieu, ayant vu la foi incommensurable d’Abraham prêt à tuer ce qu’il a de plus cher pour lui prouver son amour.

Street artist inconnu Porte de Flandres, Bruxelles
Street artist inconnu Porte de Flandres, Bruxelles ©Streep.fr

Toujours en centre-ville, Rue des Brigittines, un personnage est pendu par les pieds, le ventre ouvert, son sang ruisselant sur ses membres. Une référence au peintre néerlandais Jan de Baen (1633-1702) et son oeuvre « De lijken van de gebroeders De Witt« , «Les corps des frères De Witt.» (Jean de Witt, grand-pensionnaire de Hollande ainsi que son frère Corneille sont massacrés le 20 août 1672 à La Haye, par un peuple sans pitié. Les deux hommes membres du Parti républicain s‘opposaient au rétablissement d’une monarchie et du Stathoudérat, poste de lieutenant. Le prince d’Orange prendra cette fonction malgré l’opposition des deux frères. Le peuple jugera par ce refus, les De Witt coupables d’une trahison : ils les tueront sans ménagement.)

 

Quai à la Houille, près de la place Sainte-Catherine, un anus se moque des passants. L’auteur anonyme a détourné la publicité Zanussi, une marque italienne d’électroménager, en ne gardant que les initiales propres à son dessin. Certes, pas de très bon goût mais décalé et amusant.

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Quai à la Houille, Bruxelles. La fresque disparaitra à la fin des travaux ©Streep.fr

Rappelons que si la ville tolère ces murs, des propriétaires privées peuvent sans consultation disposer de leur façade et supprimer une œuvre jugée choquante.

En plein centre-ville, rue des poissonniers, un phallus masculin prêt à plonger, bienheureux, dans un sexe féminin a été effacé rapidement après sa création. On ne peut pas plaire à tout le monde !

Mais ce qui est sûr, c’est que Bruxelles n’a pas froid aux yeux, se joue du qu’en dira-t-on et montre une fois de plus son caractère. ◊

Nouvelle fresque érotique
Artiste inconnu
rue de Witte de Haelen
Bruxelles

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