News

Seth s’empare de Shanghai

Première exposition solo dans un musée d’art contemporain pour Seth, Julien Malland : le MoCA de Shanghai lui donne carte blanche jusqu’au 17 mai, avec Comme un jeu d’enfants.

Première exposition solo dans un musée d’art contemporain pour Seth, Julien Malland : le MoCA de Shanghai lui donne carte blanche jusqu’au 17 mai, avec Comme un jeu d’enfants.

4_MOCAstreet_masque
Vieux quartier du centre de Shanghai, Chine 2018 © Seth, Julien Malland

On ne présente plus l’artiste urbain Seth, Julien Malland, dont l’énergie créative l’amène aux quatre coins de la planète. Ses créations n’ont d’enfantines que les traits, derrière les peintures colorées et tendres se cache souvent une volonté d’interpeller. L’artiste positionne ses réalisations dans un contexte historique ou en devenir.

Les enfants de demain

C’est encore ce qui l’intéresse à Shanghai, où il aimera arpenter les vieilles ruelles du centre de la ville. Prochainement détruites pour donner lieu à une nouvelle métropole, elles se découvrent vides de toute population. L’artiste poétise le lieu par une vingtaine de peintures. Une façon de s’approprier un espace qui ne sera prochainement plus, idée du temps qui passe, du changement voulu ou imposé. Comme à son habitude, il photographiera ses œuvres dans une mise en scène étudiée.

De la rue au musée, il n’y a qu’un pas

Certaines de ses peintures existent encore mais la majorité a déjà disparu : ou l’importance de la photographie, comme seule preuve d’un temps effaceur.

On peut les retrouver au MoCA, le musée d’art contemporain de la ville, immergées avec treize installations réalisées pour l’événement. Chacune d’entre elles utilise des matières premières collectées dans les quartiers où il a peint : briques, portes, poutres, fenêtres, bois… une façon aussi de rappeler que la rue peut s’admirer dans un musée.

Comme un jeu d’enfant est une suite de nouvelles expérimentations pour Seth. Le passage de l’extérieur vers l’intérieur et la superposition du vieux Shanghai et de la nouvelle métropole transportent les visiteurs dans une flânerie spatio-temporelle. » Précise la Commissaire de l’exposition Cao Bin.

« Quand on entre dans l’univers de Seth, inconsciemment nous nous connectons avec notre moi intérieur.”  Cao Bin, Commissaire de l’exposition

6_Inmyhead_3
MoCA, Shanghai, Chine 2018 ©Julien Malland, Seth

Bienvenue dans l’univers fantastique de Seth

Pour plonger dans la magie inventive de l’artiste, il faudra passer par une porte ronde, percée dans un mur recouvert de volets, fenêtres en vieux bois. Évidemment, une référence à l’écrivain anglais Lewis Caroll (1832-1898) et son conte initiatique les aventures d’Alice au pays des merveilles (écrit en 1865). Tout commence bien avec ce lapin blanc pressé filant dans son terrier et suivi de près par une Alice curieuse et intrépide.

Une fois la porte franchie, place à l’imaginaire choisi par Seth. Ici les salles rappelleront les labyrinthes des rues de Shanghai quand les installations nous plongeront en une immersion personnelle.

Une exposition travaillée, sur les rapports de l’enfance à la rue, du temps qui passe, destructeur mais annonce d’un renouveau. ◊

Seth Solo Show
Comme un jeu d’enfants
MoCA Shanghai
Jusqu’au 17 mai
People’s Park, 231 Nanjing W Rd, RenMin GuangChang,
Huangpu Qu, Shanghai Shi
Chine

www.mocashanghai.org

0 comments on “Seth s’empare de Shanghai

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :