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Le tramway de Hong Kong se pare de street art

Power and love sur Hong Kong

Surnommé le Ding-Ding, le principal transport en commun hongkongais prend des allures de galerie roulante

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Le Ding-Ding version « Power and Love »© Le Mouvement + Mabille & Chaumette

 Habituellement, le tramway de Hong Kong fait parler de lui pour sa particularité unique : être le seul tram du monde à posséder deux étages. Mais, ces derniers mois, c’est pour une autre raison qu’il était au cœur de l’actualité.  Le véhicule customisé par un collectif français, a paradé du 23 mars au 23 mai dans les rues de la ville asiatique.

Tout est parti d’une idée originale du street artiste Romano ( Romain Cayla) – connu pour ses silhouettes noires et blanches abritées sous des parapluies arc-en-ciel se rencontrant sur les tuyaux du Centre Pompidou – et de son crew inventif, logiquement intitulé Le Mouvement. Associés au duo de curatrices basées à Hong Kong, Mabille & Chaumette, ils ont ainsi pu concrétiser le projet «Power and Love». Un qualificatif peu inspiré pour une réalisation qui l’est un peu plus.

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 © Le Mouvement + Mabille & Chaumette

Mariage entre les vitraux baroques de style Renaissance et d’un pop art presque kitsch, cette œuvre monumentale et mouvante matérialise le va-et-vient perpétuel du monde actuel entre passé et modernité. Une dualité dans le bien et le mal qui divisent l’humanité avec, sur une aile, le bleu de l’harmonie et de l’amour; puis sur l’autre, le jaune mensonger de l’argent et du pouvoir illusoire. Cela avec des personnages contemporains représentés à la manière d’icônes antiques, affublés d’auréoles ou de costumes trois pièces sous une pluie de billets verts, s’extasiant devant un couple (hétérosexuel mais métissé) paisible et aimant ou grisés par le dragon de l’argent. Un visuel symboliste, semblable aux «Refugees Welcome» de Romano dans l’Église Saint Merry, en 2016.

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© Le Mouvement + Mabille & Chaumette

Nécessitant 500 heures de travail et de multiples techniques de production (peinture numérique, scan de peinture à l’huile sur toile, traitement photographique etc.), «Power and Love» a vadrouillé sur les routes pendant deux mois entiers.

Retourné depuis quelques semaines au garage, il semble ouvrir la voie à l’art urbain tricolore dans les artères de Hong Kong. Nos virtuoses hexagonaux paraissent y être appréciés. Souvenez-vous, au début de l’année 2018, Julien Nonnon projetait son bestiaire hybride sur les immeubles de la cité.

Qui sera donc le prochain à entreprendre le voyage jusqu’à la ville surnommée «la perle de l’Orient» ?

Clotilde Gaillard pour Streep

Power and Love Tramway
Hong Kong
Chine

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