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Le bestiaire fantastique du Street art, un livre subtil sur nos amis les bêtes

Il est intéressant de se rendre compte à quel point les montres nous ont toujours entouré, de façon plus ou moins assumée.

L’animal tient une place très particulière dans l’imaginaire artistique.  L’artiste urbain Codex Urbanus et la photographe Chrixcel se penchent sur le sujet : textes construits et belles illustrations

L’objet est beau, couverture cartonnée et photographie d’une fresque d’Alexis Diaz pour illustrer le titre du nouveau livre sorti aux Editions Alternatives : Le bestiaire fantastique du Street art.

Avant de rentrer dans le vif du sujet à grand renfort d’illustrations, l’introduction de l’artiste et co-auteur parisien Codex Urbanus, rappelle l’importance des animaux dans l’imaginaire collectif. L’homme est passionné par le sujet dont il en a fait lui-même l’essence de son art : il crée depuis 2011 des chimères numérotées aux noms latins, accueillies essentiellement la nuit par nos murs parisiens. Peut-être une façon de s’interroger sur un monde absurde où l’homme ne permet pas toutes les réalisations.

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Au commencement était l’animal

Il est intéressant de se rendre compte à quel point les montres nous ont toujours fasciné, de façon plus ou moins assumée.

«Il y a 1001 raisons d’être entourés de monstres quand on est des primates isolés sur une petite planète…» Codex Urbanus

Deux chapitres développés par Codex Urbanus, le bestiaire fantastique dans l’histoire de l’art et le bestiaire fantastique dans l’art urbain, tentent de comprendre cet attrait : «En général les monstres remplissent un vide, soit de connaissances -pendant l’Histoire de l’humanité, des créatures comme la licorne et le dragon étaient aussi crédibles que le lion ou l’éléphant pour ceux qui vivaient loin des contrées de ces animaux – soit d’explications – la création du monstre peut expliquer des périls marins ou terrestres,  comme chez les grecs anciens, ou des faits inexpliqués : la bête du Gévaudan par exemple.»

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A noter aussi, la réflexion enrichissante de Justine Breton, agrégée de Lettres Modernes, docteur en littérature médiévale sur Les Monstres dans la littérature. Où la bête devient miroir de l’être humain, pour mieux se comprendre.

Le troisième et dernier chapitre, celui du co-auteur et photographe Chrixcel nous permet une mise en abyme dans nos villes. On y retrouve le parisien Ardif et ses mécanimals, des animaux mi-homme mi-robots, le sudiste Bault et ses monstres hybrides souvent inachevés ou encore le portoricain Alexis Diaz : ses chimères recèlent de messages travaillés.

Citons aussi l’espagnol Dulk très engagé dans la cause animal, ou bien sûr l’incroyable belge Roa, au génie démesuré. Ses bêtes sont directement inspirées d’encyclopédies qu’il étudie patiemment pour rendre un visuel noir et blanc, d’un réalisme incroyable et presque dérangeant.

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Cette parution a le mérite de développer un sujet très populaire dans l’imagination artistique. La mise en page a du sens, tout comme les textes. Il ne s’agit pas d’un ouvrage photographique sans réel fond, hélas très en vogue actuellement. Ici les écrits sont réfléchis et on prend plaisir à tourner les pages. ◊

Le bestiaire fantastique du Street Art
Chrixcel & Codex Urbanus
Editions Alternatives
29,9 €

Le bestiaire fantastique du Street art
Codex Urbanus
Chrixcel

Photos ©Streep

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