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Fin Dac, Askew One, Millo, Dourone…du street art, un thème et un pays

4 ème édition du festival Street Prints en Nouvelle-Zélande

4 ème édition du festival Street Prints en Nouvelle-Zélande

by @jsnapsnz of Selenaia for #streetprintsmanaia
Selena Bellingham, Fin Dac, Nouvelle-Zélande, 2019 @jsnapsnz

Né en 2014 d’une poignée de passionnés, la quatrième édition du festival new-zélandais Street Prints vient de s’achever. Après les villes de Mont Maunganui, Christchurch (en māori Ōtautahi), c’est au tour de Whangarei, capitale d’une région que les Néo-Zélandais surnomment “le nord sans hiver”, de se parer de fresques incroyables.

Un festival d’art urbain au thème artistique imposé, cette année : « Tuia Te Muka Tāngata » : tisser les fils de l’humanité.

Lartiste italien Francesco Camillo Giorgino, connu sous le nom de Millo, s’intéresse au salut traditionnel māori, le Hongi, nom donné à son œuvre.

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Hongi, Millo, Nouvelle-Zélande, 2019 @yoshi_travel

«Pendant le hongi, le «ha» ou souffle de vie, est échangé. Il est considéré comme un partage de l’âme. Grâce à cet échange physique, nous ne sommes plus un visiteur «manuhiri», mais plutôt comme un «tangata whenua», l’un des habitants du pays», explique-t-il.

Fin Dac, irlandais amoureux de cette terre ancestrale, a représenté une femme, belle comme à son habitude. La jeune fille se nomme Selena Bellingham et sa double ethnie intriguait particulièrement l’artiste : «Ses vêtements et ses ornements reflètent à la fois son héritage maori et philippin, ainsi que les attributs qui lui sont associés».

Les espagnols Dourone réalisent Candice d’après deux photos prises à une seconde d’intervalle, à Bruxelles (Belgique), en ce début d’année. La fresque nous interroge sur nos rapports avec la technologie, notre perte de contact physique direct avec autrui. Ou comment le téléphone portable peut abîmer des moments humains.

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Dourone, Nouvelle-Zélande, 2019 @yoshi_travel

Quant aux artistes new-zélandais Charles & Janine Williams, ils ont choisi de parler des nombreuses légendes de leur pays. On y découvre sous formes triangulaires les cinq Maungas- monts en māori-, terrains montagneux de l’est de Whangarei formant comme cinq personnages. «Les 5 maungas apparaissent dans les récits de toutes les populations locales. Pour certains, 5 frères, pour d’autres une histoire de partenaire infidèle.»

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Charles & Janine Williams, Tuia Te Muka Tāngata, Nouvelle-Zelande, 2019 @yoshi_travel

Un mont source d’inspiration : «Le Manaia est décrit dans la mythologie māori comme ayant une tête d’oiseau, un corps de poisson et d’homme…» précisent les artistes.

Au total, quatorze artistes urbains ont participé à cette nouvelle édition. Un festival à l’esprit joyeux comme le prouvent les nombreux clichés postés sur les réseaux sociaux :  coucher de soleil partagé, saut depuis un rocher vertigineux…On rêve facilement d’être parmi eux.

Sans oublier le pays d’accueil, vaste terre d’imagination fertile pour nos cerveaux citadins, entretenus par le cinéma (La leçon de piano-1993, Créatures célestes -1994, Le seigneur des anneaux-2001, etc…).

Entre découverte humaine et artistique, Street Prints Manaia a su trouver sa place dans les grands festivals d’art urbain. ◊

Street Prints Manaia
Festival international de street art
24 au 28 janvier 2019
Whangarei
Nouvelle-Zélande
https://streetprints.org/

Ont participé : Amanda Valdes – Miami / USA // Askew One – New York City / USA // Bryce Williams – Whangarei / NZ // Charles & Janine Williams – Auckland / NZ // Dourone – Brussells / Belgium // Earnest Bradley – Whangarei / NZ // Fin DAC – Dublin / Ireland // Gina Kiel – Wellington / NZ // Lisa King – Adelaide / Australia // Mateus Bailon – Sao Paulo / Brazil // Melinda Butt – Whangarei / NZ // Mike Tupaea – Whangarei / NZ // Millo – Rome / Italy // Paola Delfin – Mexico City / Mexico // SwiftMantis – Palmerston North / NZ

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