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Vidéo : une journée avec Psy

Pas besoin de plan quand on descend dans les catacombes depuis l'adolescence !

Pas besoin de plan quand on descend dans les catacombes depuis l’adolescence !

1982, Alexandre Stolypine a 13 ans et descend pour la première fois dans les catacombes interdites. Celui qui deviendra Psyckoze, ne sait pas encore l’importance de ce voyage sur sa construction personnelle. Quand il revient à la surface, il est 4 heures du matin, ses parents sont fous d’inquiétude. Mais en bas, le temps n’a plus la même signification, ralenti, prolongé.

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Personnages de Psy, ici avec M. Chat, catacombes de Paris @Streep

« Mes parents s’inquiétaient vraiment, d’autant plus que j’étais un garçon assez turbulent, pas vraiment le premier de la classe. Ils ont décidé de me faire quitter la capitale, direction un pensionnat d’Aix-en-Provence. J’y suis resté un an et demi. »

A votre avis que fait-il à peine revenu de son trop long séjour ? Il retourne aussitôt découvrir les richesses de ce qu’il a commencé à percevoir. Cette fois, plus question de se perdre. Avec son ami, ils ont prévu l’équipement : lumière électrique, sac à dos et des bombes de peinture rouges pour inscrire des flèches sur les murs. Elles y sont toujours, pratiques.

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Psy @streep

Le jeune garçon tague Acro avant d’adopter le pseudonyme Psychose en 1987 qui deviendra Psykoze.

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Psy, catacombes de Paris @Streep

A mesure qu’il grandit, il cherche à « laisser une trace ». Il n’est plus question de taguer pour taguer, de trouver le spot le plus fréquenté mais de réaliser un tag, une sculpture qui ait un sens plus profond, celui de la continuité. Que ses œuvres urbaines survivent à demain.

 » Selon moi, les catacombes, c’est vraiment la meilleure école de vie pour apprendre à un jeune adolescent à devenir un homme. Tu te testes ici, tu apprends tes limites. »

Psy est un peu devenu le gardien de ces lieux. Il continue à y descendre fréquemment pour continuer son travail identitaire. Ses personnages numérotés et sans visages vont en ce sens.

Avant, il pouvait descendre dans les carrières plus de trois fois par semaine. « Le délire des catacombes c’est justement la vie qu’il s’y passe. Tu y trouves ce que tu y amènes. »

L’homme est passionné par les écritures anciennes que l’on y trouve, certaines ont plus de 300 ans. Il appelle ça des « prototags », un rapport hors du temps qui l’émeut toujours autant.

« J’ai bientôt 50 ans et je continue à y descendre, ce n’est plus du tout un truc d’adolescent. Quand j’ai commencé le graffiti à l’âge de 15 ans, je pensais faire ça jusqu’à mes 20 ans. Puis je comptais me marier, avoir des enfants et donc arrêter. J’ai des enfants, une femme mais je vais toujours dans les catacombes et j’y réalise toujours des graffitis. Cela fait partie de ma vie. »

On vous laisse en sa compagnie à travers notre vidéo « Une journée avec Psy » ◊

Vidéo Streep réalisée en collaboration avec Florian Debu, co-réalisateur et cameraman.

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