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Un musée du street art à New York

Le MoSA vient d'ouvrir ses portes à Brooklyn

A l’initiative de l’artiste américain Jonathan Cohen, aka Meres One, le MoSA a ouvert ses portes le 1er octobre, dans un hôtel de Brooklyn

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©Rae Maxwell for MoSA

Le projet du MoSA (pour Museum of Street Art) est né sur les cendres du 5Pointz, le premier bébé de Jonathan Cohen, connu sous le blaze de Meres One. Il y a cinq ans, lui et une vingtaine de ses collègues artistes avaient pris possession d’un entrepôt abandonné du Queens pour le transformer en Mecque du graffiti. Un musée à ciel ouvert, parmi les lieux de l’art urbain les plus visités de la planète, qui a finalement été détruit en novembre 2014. ( tout savoir ici) La disparition d’un travail considérable dont Jonathan a eu du mal à se remettre.

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5Pointz, 45-46 Davis Street,Long Island City, New-York

Mais ce quarantenaire dégourdi est un battant qui n’a jamais oublié son rêve d’ériger un palais où le street art serait roi. Par conséquent, lorsque la chaîne hôtelière néerlandaise CitizenM lui a proposé d’investir, en compagnie de ses compagnons du collectif 5Pointz, l’un de ses bâtiments, il y a immédiatement vu l’opportunité de relancer son pari fou.

Plutôt qu’un hangar de plusieurs milliers de mètres carrés, c’est la cage d’escalier et la façade d’un immeuble de 20 étages qui leur a cette fois servi de support.

Un vaste espace donnant lieu à des œuvres monumentales, réalisées dans tous les styles (portraits, compositions, collage, lettrage wild ou classiques ou calligraffiti) et avec tous les matériaux possibles, en particulier l’aérosol. Ensemble, ils totalisent donc 500 bombes sacrifiées, 420 heures de labeur et 1 000 caps usées sur l’installation.

 Plongée dans les «art-bysses»

«Il était important pour nous, également sur le plan éducatif, de présenter tous les styles et de les adopter tous», a assuré Marie Cecile Flageul, conservatrice du MOSA et figure de proue de 5Pointz, au New York Times. Plus qu’une attraction touristique, c’est donc une véritable visée pédagogique que porte l’endroit, d’où son ouverture à tous, tous les jours et à toute heure (ou presque).

N’importe quel visiteur peut s’enregistrer à la réception de l’hôtel, prendre l’ascenseur jusqu’au toit et redescendre les marches afin d’effectuer une plongée en «art-bysses».

Et ce, guidé par les créations de Thomas Mestre, alias Djalouz, mais également de Never Satisfied, Topaz, Sheryo, Danielle Mastrion, Marie Cécile Flageul et bien sûr Meres One… Autant de talents passionnés issus de la scène locale ou internationale. A noter, s’il fallait encore vous convaincre que tout a été pensé, et bien pensé : les visites sont libres et gratuites, et peuvent même être enrichies d’explications audio accessibles via le réseau Wi-Fi de l’hôtel. ◊

Clotilde Gaillard pour Streep

 
MoSA
Citizen New York Bowery
189 Bowery, New York,
NY 10002
États-Unis
Tous les jours de 10h à 16h30
www.citizenm.com/mosa
 

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